Le Tourisme social (villages de vacances et maisons familiales)
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Sauf exception, les produits offerts (circuits touristiques, séjours en centres ou clubs de vacances) sont proposés par de nombreux organismes du secteur concurrentiel.

Les organismes sont donc présumés concurrencer des entreprises du secteur concurrentiel.

Néanmoins, pour ce qui concerne l’accueil spécifique de personnes nécessitant un accompagnement médical ou social, il peut être considéré que les associations dont c’est l’activité principale ne sont pas, à ce titre, en concurrence avec les organismes du secteur lucratif qui accueillent de manière accessoire ces personnes.

1. Produit.

L’obtention de l’agrément national " association de tourisme social " constitue un élément à prendre en considération, cependant les séjours en village de vacances ou en maison familiale ne devraient en général pas se distinguer des produits offerts par des entreprises.

C’est notamment le cas des séjours dans des villages de vacances ou des maisons familiales faisant l’objet d’un classement " tourisme ", lequel impose des prestations minimales qui garantissent confort et agrément, quelle que soit la gradation dans la qualité du produit.

Ce n’est donc généralement pas sur les caractéristiques du produit qu’il sera possible pour les associations de se différencier.

Cela étant, les maisons familiales ne disposant pas de classement " tourisme " et offrant des prestations de confort et d’agrément inhabituelles dans le secteur hôtelier, notamment du fait de l’implication des vacanciers dans le fonctionnement de la maison, offrent un produit qui n’est pas offert par le secteur concurrentiel.

De même, certains organismes peuvent proposer des produits qui, par leur implantation géographique et leur rôle d’animation locale, se distinguent des produits offerts par le secteur concurrentiel.

2. Public

Pour pouvoir être considéré comme un indice de non-lucrativité, le public devra être constitué, pendant les périodes de vacances scolaires, à plus de 50 %, et en dehors de ces périodes, à plus du tiers de personnes :

* soit en situation de déficience physique ou mentale, nécessitant un encadrement ou un accompagnement supplémentaire, ou des adaptations techniques ou immobilières du fait de leur déficience ;
* soit bénéficiaires d’une aide financière favorisant leur départ en vacances ;

Ces aides peuvent prendre des formes variées (bons vacances, chèques vacances, contribution des comités d’entreprise, d’œuvres sociales, ou de collectivités territoriales... dès lors que ces aides sont accordées sous conditions de ressources des bénéficiaires).

* soit nécessitant des mesures particulières d’accompagnement social, avant, pendant ou après les vacances ;
* soit accueillies dans le cadre des centres de vacances et des classes de découverte.

Enfin, dans le cas où le public est constitué des salariés ou des retraités d’une même collectivité (entreprises, administrations...), ainsi que de leurs ayants droits, et où le public extérieur accueilli représente moins de 10 % du total, non compris les tiers accueillis dans le cadre d’accords de réciprocité entre organismes du même secteur, le critère du public sera considéré comme rempli si le public accueilli est représentatif de toutes les catégories de personnels de la collectivité concernée, aux mêmes lieux, aux mêmes dates et pour des activités semblables.

3. Prix

Les prix doivent être inférieurs aux prix proposés par les entreprises du secteur concurrentiel pour des prestations comparables (à destination et période équivalentes). Ils peuvent être modulés en fonction de la situation des usagers (tarification en fonction du quotient familial, tarification réduite pour les catégories de publics aux moyens financiers limités).

En tout état de cause, les prix effectivement pratiqués doivent être inférieurs en moyenne d’au moins un tiers en haute saison et d’au moins 20 % en basse saison. Il est précisé que toutes les sommes perçues par l’association en contrepartie des prestations qu’elle rend (somme versée directement par le bénéficiaire mais aussi somme correspondant au remboursement des chèques vacances, par exemple) doivent être prises en compte pour apprécier le niveau des prix.

Dans les cas où le public est constitué des salariés d’une même collectivité, une modulation effective des tarifs doit en outre être mise en œuvre.

4. Publicité

De façon générale, tant que l’association se borne à réaliser des opérations d’information sur ses prestations, il est admis que cette information ne constitue pas un indice de lucrativité fiscale. Bien entendu, l’association ne doit pas se livrer à des campagnes de publicité à destination d’un public indifférencié.

Nota : dès lors que le public spécifique (aidé ou accompagné ou handicapé ou scolarisé) représente plus de 50 % du public en période de vacances scolaires et plus de 30 % en dehors de ces périodes et que les autres conditions de non-lucrativité sont remplies, c’est l’ensemble de l’activité qui bénéficiera du régime des organismes sans but lucratif. En effet, l’hétérogénéité des publics permet un brassage social différenciant les associations du secteur concurrentiel. Bien entendu, la réalité de cette hétérogénéité des publics devra pouvoir être vérifiée (accueil dans les mêmes lieux, aux mêmes dates et pour des activités semblables).

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